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Samedi 19 septembre 2026 Discours de C. Parat (Maire), JL Fonteray (C.D.), B. Dirx (Député), F. Seguin (SG Préfecture) prononcés à l'occasion de l'inauguration du nouveau “bâtiment technique” construit à proximité de l'ancienne mairie de St-Ythaire, devant une quarantaine de personnes de la commune.
1. Christophe Parat, maire de Bonnay-Saint-Ythaire
Alors, je vous propose qu'on commence. Donc, Madame la Secrétaire Générale, M. le député, M. le conseiller départemental, messieurs les élus, mesdames, messieurs, chers habitants, c'est avec beaucoup de plaisir que nous sommes réunis aujourd'hui pour inaugurer ce nouveau bâtiment technique de notre commune de Bonnay-Saint-Ythaire.
Nous sommes en période de réserve parlementaire, avant les élections des sénateurs la semaine prochaine. Plusieurs personnes se sont donc excusées et la presse ne réalisera pas d'article. Mais ça ne fait rien, on passera un bon moment ensemble.
Je sais que pour une inauguration, il y a généralement deux catégories de personnes : ceux qui sont venus pour écouter les discours, et ceux qui regardent discrètement leur montre en attendant le verre d'amitié. Je vais donc essayer de ne pas mettre votre patience à rude épreuve. Mais avant de commencer, je voudrais vous parler de ce bâtiment et remercier toutes celles et ceux qui ont contribué à sa réalisation.
Je pense bien sûr aux entreprises et aux artisans qui ont réalisé un travail de qualité. Donc, les Charpentes Bertrand — alors, c'est vrai que comme on fait cette inauguration un samedi matin, parce qu'on a l'habitude de faire des apéros tous les samedis matins depuis la fusion, pour faire un tour un peu de tous les hameaux de la commune. Donc, on garde cette habitude-là, mais c'est vrai que c'est un peu plus difficile pour faire venir les artisans.
Donc, les Charpentes Bertrand de Saint-Gengoux ont réalisé le plus gros du travail. L'entreprise Buzenet de terrassement, à Curtil, a fait tout le terrassement. L'entreprise Duperret de Chenoves a fait une partie de la maçonnerie. L'entreprise Mahuet a fait une autre partie de la maçonnerie — donc de Salornay — et l'électricité est réalisée par M. Larive, électricien à Cormatin. Et je remercie également notre architecte, Dorine, qui est présente, qui a piloté ce projet avec sérieux et professionnalisme depuis un petit moment.
Je remercie mes collègues du conseil municipal pour l'ancien mandat. Merci à Jean-Pierre, ancien maire, excusé ce jour parce qu'il est retourné un petit peu en Alsace, et à Raymond, qui a beaucoup suivi ce projet, ainsi que les nouveaux conseillers, toujours prêts pour finir cette réalisation.
Je vais également remercier tout particulièrement Mme la sous-préfète, qui a fait le déplacement jusqu'à Bonnay-Saint-Ythaire. Votre présence nous touche beaucoup. Elle montre que, même dans une petite commune de 450 habitants, l'État sait où nous trouver.
Pourquoi avoir construit ce bâtiment technique ? Je ne vais pas refaire toute l'histoire de notre commune, notamment pour celles et ceux… Je vais plutôt en refaire une toute petite partie, pour ceux qui ne la connaîtraient pas. En 2023, nous avons fusionné nos communes. Cette fusion fait suite à une élection décalée sur la commune de Saint-Ythaire, et nous avons alors tout mis en œuvre pour cette nouvelle organisation et pour que cela puisse fonctionner dans les meilleures conditions.
Je veux vraiment remercier très chaleureusement Jean-Pierre, qui a mené l'équipe de Saint-Ythaire avant cette démarche, ainsi que toute l'équipe de Bonnay de la mandature précédente.
À cette occasion, nous avions défini une organisation assez simple : la partie technique sur le bourg de Saint-Ythaire, la partie administrative sur le bourg de Bonnay. Sur le papier, cela paraît simple. Dans la réalité, comme souvent, entre ce qui est écrit sur le papier et ce qui se passe sur le terrain, il y a parfois quelques réunions supplémentaires.
Aujourd'hui, nous réalisons donc une première étape importante de cette nouvelle organisation, avec l'inauguration de ce bâtiment technique. Mais ce n'est qu'un début. Ceux qui connaissent notre commune savent que nos agents techniques ont longtemps travaillé avec les moyens du bord. Il y avait du matériel, des véhicules, des outils, mais pour les ranger, il fallait faire preuve d'une certaine imagination.
Aujourd'hui, nous leur offrons enfin un outil de travail à hauteur de leur engagement : un endroit pour ranger le matériel, entretenir les véhicules, stocker les équipements et surtout travailler dans les meilleures conditions. À l'échelle de notre commune, c'est peut-être un petit projet, mais pour celles et ceux qui font fonctionner notre commune au quotidien, c'est un projet essentiel. Et ça, ça n'a pas de prix. Quelques chiffres.
Je ne vais pas vous noyer dans les tableaux Excel, d'abord parce que nous sommes venus inaugurer un bâtiment technique, ce n'est pas une séance de conseil municipal, mais je crois qu'il est important de partager quelques chiffres. Ce bâtiment représente un investissement de 90 075 euros hors taxes. Pour une commune de 450 habitants, c'est une somme importante. Mais heureusement, nous n'avons pas eu à porter seuls cet investissement.
Et là, c'est aussi l'occasion de remercier nos partenaires. L'État, tout d'abord, au travers de la DETR, qui est une dotation pour une participation de 21 886 euros. Madame la sous-préfète, merci à vous et à vos services pour ce soutien précieux. Je tiens également à remercier le département de Saône-et-Loire avec une participation de 5 600 euros. Et je remercie la communauté de communes du Clunisois pour un apport de 25 000 euros dans ce projet.
Au total, nous avons donc obtenu 52 490 euros de subvention, soit près de la moitié du coût du projet. Hélas, il y a quelques années, nous arrivions à financer à hauteur de 80 % ces projets. Aujourd'hui, c'est plus difficile. Le solde a été financé par un emprunt.
Nous avons dû faire face à des dépassements et aux imprévus habituels, mais principalement des dépassements sur des études de sol, sur la qualité du béton, sur des choses comme ça qui n'étaient pas prévues au budget initial. Même si nous nous trouvons sur un sol très solide et que nous avons une très bonne connaissance de la fiabilité de nos terrains, aujourd'hui il faut tout justifier pour pouvoir construire.
La subvention du département est donc finalement passée dans ces études. C'est dommage. Mais maintenant, il faut continuer. Je viens de vous expliquer les conditions financières qui ont permis de réaliser ce bâtiment. Après, il faut regarder devant nous. Car une fois que l'on a inauguré ce bâtiment, il nous reste encore quelques petites choses à faire. L'entretenir et l'organiser, par exemple, c'est la mission du prochain loi.
Et surtout, nous devons aussi continuer à travailler sur l'ensemble de notre patrimoine communal. Dans ce cadre, nous avons intégré la démarche « Village d'Avenir ». Je remercie à nouveau les services de la préfecture pour leur accompagnement et pour nous avoir retenus dans cette démarche de « Village d'Avenir ».
Cela nous permet de réfléchir à la destination de nos différents bâtiments après la fusion. Ce travail a commencé au mois de juin et va se poursuivre dès le début de la semaine prochaine, notamment avec l'appui du CAUE. Madame la sous-préfète, nous avons été accompagnés financièrement à hauteur de 80 % sur ce projet. Pourquoi c'est possible ?
Mais c'est sur de l'ingénierie de dossier et pas sur des investissements lourds. Mais on remercie quand même la préfecture.
L'équation financière de nos communes est de plus en plus compliquée. Mais soyons lucides, il devient de plus en plus difficile de financer des projets importants, les dossiers sont de plus en plus complexes, les financements de plus en plus difficiles à obtenir et les élus passent parfois autant de temps à chercher des subventions qu'à réfléchir aux projets eux-mêmes.
Cela nous interroge sur notre capacité à entretenir nos réseaux, à rénover nos bâtiments et à poursuivre les investissements nécessaires. Nous souhaitons toujours compter sur nos partenaires publics, le département, la région, l'État et l'Europe. Mais comme je l'ai déjà exprimé, les taux de financement sont de plus en plus faibles. Pour une petite commune de Val, cela représente un véritable défi.
Après avoir constaté ces difficultés, nous avons décidé de nous retrousser les manches et de chercher des solutions. Trouver de nouvelles ressources. Le premier levier concerne notre patrimoine communal. L'inventaire que nous réalisons actuellement doit nous permettre de définir une véritable feuille de route pour cette mandature et pour les suivantes.
Nous devons peut-être faire des choix et probablement nous séparer d'une partie de notre patrimoine afin de financer de nouveaux investissements. Autrement dit, voilà, il va y avoir de grandes orientations à prendre.
Le deuxième sujet concerne les résidences secondaires. Notre commune compte environ 50 % de résidences secondaires. Nous avons donc décidé d'agir sur la fiscalité qui serait applicable. L'augmentation du taux cette année est à 6,86 %. Cela représente environ 3 000 euros de recettes supplémentaires pour la commune.
Mais elle a aussi provoqué une trentaine de mails et des courriers de contestation. Je reconnais volontiers que nous avons probablement été un peu maladroits dans la présentation de cette augmentation. Cela nous rappelle une règle importante de la vie municipale. On peut parfois augmenter les impôts de quelques euros, mais jamais le nombre de mécontents.
Plus sérieusement, cette situation pose une vraie question sur la fiscalité des communes rurales. Je ne souhaite évidemment pas opposer les habitants à l'année et les propriétaires de résidences secondaires. Les uns comme les autres participent à la vie de notre commune.
Car si, dans les grandes villes, il y a des taux de 20,32 % à Paris, 29,15 % à Lyon, 23,89 % à Dijon, si l'on appliquait ces taux, cela représenterait de 40 à 60 000 euros supplémentaires pour notre commune. On m'oppose à cette remarque que les villes proposaient davantage de services.
Nous avons, nous aussi, quelque chose à offrir, nos paysages, notre environnement, notre tranquillité et notre qualité de vie. Je pense donc que cette question doit être traitée dans le cadre d'une véritable réforme fiscale communale — M. le député, oui, entre autres, voilà, je suis très content que vous soyez présent ici — permettant de mieux prendre en compte les réalités de nos territoires ruraux et de ne pas faire peser ce type de décision au seul niveau des communes.
Actuellement, les pouvoirs publics sont plus soucieux de vouloir supprimer les classes dans nos communes que de s'attaquer à cette réforme fiscale.
Sachez que notre école a cette année passé la canicule dans des conditions acceptables grâce à la qualité de nos vieux logements et aux travaux de protection que nous avons réalisés. Et que nos écoles appliquent l'école dans la forêt, une super pédagogie non réalisable dans des grands groupes scolaires que l'on veut nous imposer. Voilà sur la deuxième partie de nos volets financiers. Troisième chose, le projet photovoltaïque.
Donc, ce troisième levier concerne ce projet de parc photovoltaïque. Cette réflexion est engagée depuis plusieurs années. La surface envisagée est de l'ordre de 6 à 9 hectares sur la commune. Ce projet est travaillé avec la communauté de communes du Clunisois et la commune de Burzy. Mais là encore, nous rencontrons quelques difficultés, notamment en matière de raccordement. Nous avons signé une convention avec la société Enercoop.
Nous avons obtenu un premier retour d'Enedis concernant une possibilité de raccordement soit en direction de Montchanin, soit en direction de Tournus. Cela rentre dans l'enveloppe maximum prévue par la société Enercoop, c'est une bonne nouvelle. Nous allons donc maintenant engager les études nécessaires, notamment concernant la faune, la flore et les zones humides, durant une année.
Nous avons cependant une inquiétude. Si le projet cumulé entre Burzy et notre commune n'atteint pas 15 hectares, le coût du raccordement deviendra trop important. Et là, malheureusement, même avec toute la bonne volonté du Conseil municipal, nous ne pouvons pas fabriquer nous-mêmes un poste-source dans le garage du bâtiment technique.
Nous comptons donc sur l'accompagnement de l'État et les différents partenaires, Enedis, RTE, toutes ces personnes, sénateurs, députés, pour trouver une solution plus proche. Il paraît qu'il y aurait des possibilités du côté de Santilly. Aujourd'hui, nous estimons à environ 50 % la possibilité de réussite de ce projet.
Donc, Madame la sous-préfète, Messieurs les élus, puisque l'État ne peut plus nous accompagner directement comme auparavant, je souhaite vous demander de continuer de nous accompagner dans notre volonté de créer de la richesse et de nouvelles ressources sur notre territoire.
Et maintenant, parlons de nos agents techniques. Parce qu'un bâtiment technique, ce ne sont pas seulement des murs, un toit et du matériel. Ce sont aussi des agents qui vont l'utiliser tous les jours.
Je veux donc parler de Mickaël, qui est présent, qui travaille à plein temps pour la commune, et de Mathieu, qui travaille à temps partiel. Et là, je vais me permettre une petite comparaison. Quand l'équipe de France joue la Coupe du Monde, vous le savez, tout le monde devient sélectionneur. Chacun sait qui doit jouer, qui doit sortir, quelle tactique adopter. Eh bien, dans un village, c'est exactement pareil. Nous avons tous parfois une idée sur ce que les agents techniques devraient faire, et parfois une idée précise de la manière dont ils devraient le faire. Et bien entendu, toujours tout de suite. Mais rassurez-vous, les sélectionneurs de la commune se réunissent régulièrement, tous les jeudis matins, Jacky, Pascal Zuddas et moi-même. Nous faisons le point pour planifier le travail, nous échangeons avec les agents et nous répondons aux interrogations des électeurs.
Et croyez-moi, il y a parfois autant de techniques à mettre en place pour entretenir un village que pour gagner un match de football. Donc il faut avoir conscience de la qualité du travail réalisé par nos agents. Nous avons une dizaine de hameaux, un nombre d'espaces publics importants, trois cimetières, 90 km de chemin, des places, des espaces verts, des points de collecte de déchets, et puis il y a toujours aussi des incivilités. Parce que lorsque quelqu'un abandonne ses déchets quelque part, il y a toujours quelqu'un pour les ramasser et ce quelqu'un est souvent l'agent communal. Je peux donc le dire clairement, nos agents ne peuvent pas être partout tout le temps et faire tout en même temps, même avec la meilleure volonté du monde. Merci beaucoup à nos agents.
Je veux donc profiter de cette inauguration pour remercier Mickaël et Mathieu. Ils sont parfois critiqués parce qu'une tâche n'a pas été réalisée au moment où certains habitants l'auraient souhaitée. Mais derrière chaque intervention, il y a une organisation des priorités et parfois tout simplement une autre urgence. Donc, je voudrais aussi souligner que nos agents, et principalement Mickaël, prennent soin du matériel communal. Ils entretiennent les équipements, ils veillent à leur préservation, et cela est essentiel pour les finances de la commune. Un matériel bien entretenu dure plus longtemps, et chaque euro que nous n'avons pas besoin de dépenser pour remplacer du matériel est un euro que nous pouvons consacrer à un autre projet.
Ce bâtiment leur apporte donc les meilleures conditions de travail et une meilleure organisation. Mickaël a aussi des obligations de service. Par exemple, quand il neige, il doit déneiger. Excusez-moi, ce n'est pas le bon exemple ! Bon, il faut que j'arrête de faire faire mes discours par l'intelligence artificielle.
Plus sérieusement, nous avons connu récemment des périodes de très forte chaleur. Travailler dehors lorsque les températures sont très élevées est particulièrement difficile. Le seul moyen, parfois, est de commencer très tôt le matin. Parce qu'à partir d'une certaine température, même les mauvaises herbes ont l'air de prendre une pause. Ayons conscience que ce travail d'agent communal est contraignant pour les organismes. Bien sûr, certains me diront qu'ils peuvent bronzer au travail, et pour cela il y a les vacances. Mais je pense que nos agents rêvent davantage d'aller en vacances au Groenland plutôt que sur les plages ensoleillées.
Mais puisque nous sommes réunis pour inaugurer ce bâtiment technique, je vous propose de faire quelque chose que les hommes, les agents, n'entendent pas très souvent, les applaudir.
[Applaudissements.]
En conclusion, cette inauguration est bien plus qu'une inauguration d'un bâtiment, elle symbolise une première étape de la nouvelle organisation de notre commune après la fusion. Elle montre également que malgré les contraintes financières, malgré les dossiers administratifs parfois complexes et malgré les incertitudes sur les financements, nous continuons à avancer.
Nous devons donc continuer à réfléchir à notre patrimoine, chercher de nouvelles ressources, préparer l'avenir et surtout continuer à faire vivre notre commune. Ce week-end, de nombreux habitants et associations du village se mobilisent pour les journées du patrimoine.
À Saint-Hippolyte, qui est la main de la sous-préfète engagée dans la démarche de reconnaissance des sites clunisiens auprès de l'UNESCO, à la chapelle de Besanceuil, que l'on a acquise en début d'année avec un concert de clôture et une très belle exposition actuellement du photographe Bernard Cossu, jusqu'à demain, et à la visite d'une source dont on pourra discuter des problématiques de l'eau, près de l'ancien étang des Bois, dans le bas de la commune.
Donc n'hésitez pas à vous déplacer. Ce bâtiment, c'est le vôtre maintenant. Qu'il serve longtemps et bien à ceux et à celles qui, chaque jour, s'occupent de notre village. Messieurs, mesdames, je vous propose maintenant de passer la parole et après d'aller trinquer pour cette belle réussite collective. Merci à tous et à toutes.
[Applaudissements.]
2. Jean-Luc Fonteray, conseiller départemental
[Le maire :] Jean-Luc…
[M. Fonteray :] Je veux dire deux mots au nom du département. Merci, Mme la secrétaire générale, sous-préfète de l'arrondissement, M. le député, M. le maire, cher Christophe, chers élus municipaux et chers habitants. Bonjour à tous. Heureux d'être là, de participer à cette fête de cérémonie.
C'est une cérémonie qui permet de voir que la fusion des deux communes, Bonnay et St-Ythaire, eh bien, poursuit sa route. C'est vrai qu'on se souvient… je vois des visages, on se souvient il y a quelques années où les inquiétudes, notamment côté Saint-Ythaire, où il y avait l'absence de volontaires — ou plutôt des volontaires pour changer les choses, parce que…
Tu en as brossé, disons, pas mal d'activités. On sait que pour une commune, c'est des engagements, des élus, des citoyens, et puis la problématique de s'occuper d'un territoire et puis de son intérêt.
Et moi, je retiendrai — je le savais avant de venir — mais cette fusion est vraiment une réussite, tant dans l'approche avec laquelle vous l'avez abordée que dans la conduite. Et puis, parce qu'étant un voisin et attentif avec ma collègue Elisabeth Lemonon, on est attentif à ce qui se passe dans les communes de notre canton,
On a la démonstration de cette appropriation du nouveau contexte qui est d'avoir jumelé ces deux communes. Et qui dit jumelé, dit avoir des orientations, et la nécessité de ce bâtiment a vu le jour et tu l'as bien sûr brossé, on sait qu'aujourd'hui, le personnel doit être en capacité de pouvoir travailler, d'avoir du matériel, etc. Et donc c'est une nécessité qui en même temps permet d'optimiser la dispersion, disons, des locaux ou des équipements que l'on peut avoir dans une commune. Donc on peut déjà dire que, voilà maintenant la Commune Nouvelle a son infrastructure avec une organisation qui a aidé le départ, comme tu le disais, une répartition, parce que si vous voulez, c'est comme un mariage, il faut que tout le monde y trouve son compte, et donc vous avez sû faire ça avec disons, une adresse et une méthode bien affûtées, et puis, moi qui suis très au courant de ce qui se passe chez vous, et bien, tu l'as rappelé, vos rendez-vous mensuels, etc., sont particulièrement intéressants.
Et on voit que de tout ça jaillit des idées, jaillit des projets, jaillit des études puis après des projets. Et donc, moi, je profite de l'occasion pour vous féliciter de la dynamique que vous avez enclenchée et que vous continuez à, disons, à faire vivre. Eh bien, parce que les choses évoluent, la perception, les attentes des habitants évoluent, le contexte aussi financier, tu l'as rappelé, évolue et rend de plus en plus difficile, disons, l'organisation, avec des attentes de plus en plus nombreuses. Bref, dans ton propos, tu as, disons, égréné la diversité de la problématique que les élus peuvent rencontrer.
Mais pas que les élus, parce que les citoyens, et on voit que quand la vie ou associative ou collaborative avec une démarche participative est lancée, eh bien, ça permet, autant dans le mécontentement que dans la satisfaction, de faire évoluer très positivement les choses. Je tiens à vous féliciter tant sur la réalisation que sur la démarche que vous avez adoptée.
3. Benjamin Dirx, député
Merci beaucoup, madame la secrétaire générale, monsieur le conseiller départemental, monsieur le maire, mesdames et messieurs les élus, chers habitants de Bonnay-Saint-Ythaire. Je suis très heureux d'être ici aujourd'hui à l'invitation de monsieur le maire. Dire que…
Hier soir, j'étais à l'inauguration d'un four à pain à Saint-Martin. L'autre jour, c'était un lavoir. Parfois, ce sont des églises. Et c'est important de montrer la richesse du patrimoine, de notre ruralité. Et c'est important d'avoir ce patrimoine historique qui puisse se perdre. C'est une de nos forces. Et puis parfois, c'est comme aujourd'hui, un local technique, une école — on y reviendra tout à l'heure —, une rénovation, une création de terrain sportif, une rénovation de…
de salle polyvalente, et qui montre là une ruralité vivante, et j'ai même envie de dire conquérante. Et c'est bien la force de notre territoire. J'ai la chance d'être le député de notre circonscription qui compte 105 communes. Tout Mâcon, Mâcon-Beaujolais agglomération qui compte 77 000 habitants, mais l'intégralité de nos territoires ruraux, ce qui fait 105 communes.
Et c'est important d'avoir cette diversité, je le redis, qui fait notre richesse. C'est pas toujours évident pour le parlementaire de devoir aller dans les 105 communes, d'être à Paris, d'être de partout, mais ce qui nous permet de pouvoir, en tous les cas, en faisant légiférer d'autres manières. Finalement, en venant ici, je m'en doutais un petit peu, c'est que…
Au-delà d'un cadre technique, le discours que l'on a tous et que certainement après moi aura la secrétaire générale pour montrer l'importance de ces lieux, c'est un discours de politique générale que nous avons eu de la part de notre maire, et c'est très très bien parce que c'est un discours qui montre les réalités du quotidien de ce que vit une commune, de ce que l'on vit tout ça. Alors peut-être moi juste quelques mots pour reprendre, dire quand même qu'il est important de pouvoir investir dans nos communes.
Et on n'investit pas avec n'importe quoi, on investit avec l'argent de nos impôts. On paie tous, que l'on soit particulier, que l'on soit entreprise, et au final d'ailleurs tout le monde paie de l'impôt, parce que tout le monde paie de la TVA, tout le monde paie de la CSG, tout le monde paie de l'impôt. On a trois enveloppes d'investissement, trois grandes enveloppes d'investissement pour l'économie, qui s'appellent DETR, Dotation d'équipement des territoires ruraux, ce que vous avez touché ici.
20 000 euros, en gros, sur les 80 000 euros, ça fait 22 %, je calculais tout à l'heure, ce qui est très, très bien. La DSIL, dotation de soutien à l'investissement local, et puis le fonds vert. Ces enveloppes-là, parce que j'entendais, vous disiez que ces enveloppes baissaient, en fait, ces enveloppes ont monté. On était, c'est important de le dire, avant 2017, à moins d'un milliard d'euros sur les deux premières enveloppes, puisque le fonds vert n'existait pas. On entend beaucoup des problèmes de réduction, mais en fait, il était créé et donc ces enveloppes n'existaient pas. Et aujourd'hui, sur l'ensemble de ces enveloppes de moins d'un milliard d'euros, on est passé à 3 milliards d'euros. On est descendu, on est à 2 milliards 850. Alors parfois, sur certaines raisons, quand vous avez des conflits, comme on a en ce moment dans le détroit d'Ormuz, il y a ce qu'on appelle des gels et des surgels et l'Etat dit, là, on ne va peut-être pas pouvoir forcément investir tout de suite parce qu'on a ce souci international. Tout comme vous, vous êtes obligés de faire attention tous les mois en ce moment, parce que la vie devient très chère, à ce que vous pouvez consommer.
Et je pense que c'est important de le dire, parce qu'on a toujours ces gros chiffres de dettes, et finalement, qu'on n'est même plus capable de capter, j'ai envie de le dire, et de voir ce que ça peut donner quand on parle de plus de 1 milliard d'euros, mais là, c'est quand même du concret.
Le travail d'un parlementaire, là-dessus, c'est quoi ? C'est de pouvoir voir ce que l'on a dans les différents villages, ce que je disais tout à l'heure, et les besoins que l'on peut avoir. Moi, ça a été mon cas, si je prends par exemple, sur des équipements sportifs où je voyais qu'on n'avait strictement rien sur nos territoires. Enfin, rien ou très peu sur nos territoires ruraux. Et comme je crois que c'est le dernier lieu de diversité sociale, d'échange, et que c'est très important pour la santé, c'est important de pouvoir en avoir. Ça a été mon rôle en voyant ça, de pouvoir vous soutenir sur les ZRR, c'est des dispositifs fiscaux qui permettent d'aider les entreprises, qui permettent d'aider les particuliers aussi et les communes pour pouvoir investir.
Et puis après, quand je suis à l'Assemblée nationale, à la Commission des finances, c'est de faire voter ces budgets en cohérence avec ce que l'on peut voir sur le terrain. Et puis après, quand je reviens ici, c'est de pouvoir vous soutenir quand vous me le demandez sur les projets courants. Et là, je ferai le lien avec ta dernière partie qui est sur ce gros projet que vous avez de photovoltaïque qui est un très bon projet, qui est groupé en plus entre plusieurs communes. Voilà un sujet sur lequel j'étais au courant, avec la commune de Burzy également. J'ai déjà entrepris des démarches pour pouvoir vous soutenir sur les avancées futures du programme.
Peut-être juste deux points pour finir, je ne veux pas être trop trop long. Deux, il y a quand même quelque chose, et c'est là qu'on voit toute la difficulté, la complexité du travail qui est de l'autre. Je ne dis pas que j'ai raison sur tout, je dis juste la complexité.
Tu parlais tout à l'heure des taxes pour les résidences. En 2017, on a supprimé la taxe d'habitation. Quand on a supprimé la taxe d'habitation, j'ai beaucoup d'élus locaux, et juste le titre, qui ont dit : « Mais nous, c'était un des seuls impôts sur lesquels on avait encore la main, et vous nous enlevez la possibilité d'avoir la main sur un impôt que l'on pourrait avoir pour nous aider à pouvoir construire tous les jours dans nos communes. »
De l'autre côté, si aujourd'hui on remettait la taxe d'habitation, tout un chacun ici paierait tous entre 700 et 1 000 ou 1 200 euros de taxe d'habitation. Je n'ai pas l'impression que ce soit le moment pour le faire. Mais quand on avait supprimé, on avait dit qu'il y avait quelque chose qui est important, c'est qu'on soit à Paris ou à Bonnay-Saint-Ythaire ou à Mâcon, on ne va pas du tout payer la même taxe d'habitation, et puis que l'on touche 1 000 euros ou 3 000 euros, 4 000 euros, là, ça ne se joue pas du tout. Finalement, vous pouvez toucher 10 000 euros à Paris et payer moins de taxe d'habitation que quelqu'un qui touchait 1 000 euros à Bonnay-Saint-Ythaire. C'est la deuxième raison pour lequelle on a supprimé, finalement, ce que tu as repris dans ta lecture, de ce que vous pouvez faire sur les résidences secondaires.
Alors, j'entends aujourd'hui qu'une réforme est demandée en disant, oui, mais c'est compliqué pour les communes, d'aller demander de payer pour la résidence secondaire. Et je redis juste qu'à l'époque, on nous disait, mais vous nous avez enlevé cet impôt qui nous donnait une chance de pouvoir aller chercher quelque chose. Je vous ai écouté beaucoup, attentivement, c'est juste pour vous montrer la complexité de la chose. Et en fait, c'est jamais du tout ou rien.
Alors on peut ne pas aimer le “en même temps”, mais c'est pas du tout pour rien en fait. Et c'est de trouver le meilleur équilibre possible pour que l'impôt ne pèse pas trop sur les personnes qui ne peuvent pas le payer, que l'impôt ne soit pas confiscatoire et permettre quand même de créer de la richesse. On dira ce que l'on veut, on peut partager tout ce que l'on veut, mais si on ne crée pas la richesse, on n'y arrivera pas. Et en même temps, de pouvoir continuer, et j'y tiens beaucoup, à avoir cette campagne, cette ruralité, notre ruralité. Vous voyez, moi, au bout de 9 ans, mon rôle, je l'ai vu complètement évoluer. Je disais l'autre jour que mon parti, c'était le territoire, et c'est la vérité, c'est que je me vois aujourd'hui comme une cloche au-dessus de notre circonscription, et cette cloche qui dit, nous, on sait comment on veut vivre, et on ne bouge pas.
Mais par contre, on a quand même, nous, des devoirs au niveau national sur l'économie, et on est obligés de faire attention, et comme je voulais répondre à ce que tu as dit, et je trouve que c'est très intéressant, vous savez, des fois, on entend des choses, mais je pense qu'il n'y a que notre pays, on est capable, des fois, ça m'arrive, même assez tard le soir, dans les petites communes, d'avoir des discours qui sont des discours politiques et de fond, et qui sont importants. Et c'est pour ça que c'est au dela du batiment technique, mais comme je ne veux pas être trop long, mais tu as dit un petit mot dessus, c'est sur les écoles.
Juste vous dire que moi, ma vision de l'école, elle est très simple. Peut-être un petit moins à metre en place, mais elle est très simple. Moi, je ne suis pas pour qu'on ait que ce qu'on appelle des RPI concentrés, des gros centres avec tout le monde dedans, tous les enfants et un seul endroit pour toutes les écoles. Je ne suis pas non plus pour qu'on ait partout que des écoles isolées. Il y a des endroits où il faut qu'on ait des écoles concentrées d'autres où ça doit être à plusieurs endroits, on doit s'adapter au territoire. Moi, ma seule vision de l'école, vous savez, c'est celle qui lutte contre l'inégalité des chances. Et ce que l'on doit donner à nos élèves, et l'école est là pour les élèves, elle n'est pas là pour les élus, elle n'est pas là pour les parents, elle n'est pas là pour les enseignants, s'il y a des enseignants qui sont là aujourd'hui, c'est très bien, j'ai eu une formation initiale d'enseignant. L'école, elle est là pour lutter contre l'inégalité des chances. Et c'est la seule chose qui doit nous guider.
Et à travers ça, on doit pouvoir mettre en place la politique éducative la plus à même de réussir, et tous ensemble. Et en cela, pour le coup, je salue la volonté du ministre qui a dit qu'on fait partie des territoires expérimentaux et qui dit qu'on part de la base du terrain. Et de là, on verra, il y aura des propositions. Personne ne peut dire que c'est une mauvaise chose. Si par contre on n'est pas écouté, demain on pourra dire, attendez, vous ne nous avez pas écouté et on n'a pas pu faire les choses. Aujourd'hui, on nous donne cette possibilité et il faut la prendre. Et on verra demain de quelle manière tout cela est traduit. Et moi je soutiendrai en tous les cas toutes les situations qui pourront faire en sorte que la jeunesse puisse apprendre dans les meilleures conditions.
En tout cas, c'est ce que je voulais dire en réponse à toutes les demandes, dans tous les cas, merci beaucoup.
4. Flora Séguin, secrétaire générale de la préfecture / sous-préfète
[Le maire, en transition :] Merci, M. le député. C'est vrai qu'on peut continuer le débat jusqu'à minuit une heure du matin. C'est toujours un plaisir de pouvoir débattre de toutes ces choses-là. Merci beaucoup. Madame la secrétaire générale…
[Mme Séguin :] Merci beaucoup monsieur le maire de votre invitation. Monsieur le député, monsieur le conseiller départemental, mesdames et messieurs, chers amis, c'est avec très grand plaisir que je participe aujourd'hui à l'inauguration du bâtiment technique communal à Bonnay-Saint-Ythaire. L'inauguration, c'est toujours un moment important, vous l'avez rappelé, monsieur le maire, dans la vie qu'on connaît. Elle marque l'aboutissement d'un projet. Aujourd'hui, elle témoigne aussi d'une volonté. C'est de préparer l'avenir et d'améliorer les conditions dans lesquelles les services municipaux doivent exercer leur mission quotidienne. Merci beaucoup à vous. Je tiens à saluer cette nouvelle organisation, qui constitue une démarche concrète et pragmatique au service de la commune et de ses habitants. Elle regroupe les moyens humains matériels autour des missions essentielles, de la voirie, vous l'avez rappelé, du mobilier urbain, l'aménagement des bâtiments, la logistique des manifestations. La commune de Bonnay-Saint-Ythaire se donne les moyens de préserver durablement ce patrimoine et d'améliorer les conditions de vie au sein de la collectivité. Cette organisation permet également de renforcer l'efficacité des interventions tout en valorisant les compétences et les avancées de la vie publique.
Je souhaite donc souligner cette volonté de modernisation, de mutualisation des moyens qui témoignent d'une gestion responsable et attentive aux besoins du territoire, aux bénéfices de l'ensemble de ses habitants. En effet, chaque équipement compte. Chaque investissement contribue à maintenir un territoire vivant, dynamique, capable de répondre aux attentes de ses habitants. Investir dans un bâtiment technique, c'est se donner les moyens de mieux entretenir son patrimoine et de mieux utiliser ses équipements.
Au-delà des murs et des équipements que nous inaugurons aujourd'hui, c'est bien le service public de proximité que nous célébrons. Des interventions très concrètes, très matérielles, à la part des agents municipaux, qui participent directement à la qualité de vie qui est la vôtre. Ce bâtiment technique permettant aux agents de stocker et d'entretenir le matériel nécessaire à leurs interventions, c'est un véritable outil de travail. Et derrière cet outil, ce sont les femmes et les hommes qui font vivre la commune au quotidien que nous devons valoriser et remercier aujourd'hui.
Au nom de l'État, je suis très heureuse de pouvoir être à vos côtés aujourd'hui et témoigner par cette présence l'importance que nous accordons aux communes rurales et à leurs projets. En effet, l'État est particulièrement attentif à l'accompagnement des projets des communes qui répondent aux besoins du quotidien. Dans le cadre de cette opération, grâce à la dotation d'équipement des territoires ruraux, la DETR, à hauteur de 21 886 euros, le financement a été possible, en tout cas nous y avons participé.
Ce soutien illustre la volonté de l'État d'être aux côtés des élus locaux, parce qu'ils portent des projets utiles à la population, structurants, pour l'environnement. Il traduit une conviction forte. Les communes rurales doivent pouvoir continuer à investir dans leurs équipements et à donner leur patrimoine. Parce que les communes sont le premier échelon de proximité de la République, il est essentiel de leur donner le moment d'investir et de préparer la commune.
Je voudrais enfin également profiter de ce moment pour souligner l'accompagnement dont bénéficie la commune de Bonnay-Saint-Ythaire, dans le cadre du programme Village d'Avenir. Ce dispositif permet à l'État d'être aux côtés des communes rurales pour financer des projets, mais aussi pour les aider à faire émerger des réponses adaptées aux besoins du territoire. À Bonnay-Saint-Ythaire, cet accompagnement porte sur l'élaboration d'une stratégie patrimoniale pour les logements communaux, construite avec les élus et en associant les habitants à l'association.
Le patrimoine communal n'est pas seulement une charge à entretenir, mais il peut être aussi un levier pour accueillir, pour maintenir des services, pour répondre aux besoins et pour renforcer l'attractivité de la commune. Cette démarche doit donc permettre à Bonnay-Saint-Ythaire, commune nouvelle depuis 2023, de disposer d'une stratégie globale et stratégique de son patrimoine et surtout faire de ce patrimoine un véritable outil au service de son projet de territoire.
Ces différents projets portés par les élus de Bonnay-Saint-Ythaire montrent une volonté de poursuivre le développement de la commune et d'améliorer encore votre quotidien. Enfin, je tiens à remercier et féliciter les équipes municipales, et tous les acteurs impliqués dans ce projet qui ont travaillé avec engagement pour le concrétiser. Je remercie infiniment votre attention.
Merci beaucoup de votre attention.
