Merci d'être venus en nombre ce matin pour cette cérémonie traditionnelle le jour de notre fête nationale.
En ce 14 juillet, nous sommes réuni-es pour célébrer un moment fondateur de notre histoire.
Je souhaite, dans cette prise de parole courte, souligner que, plus qu'un retour sur l'histoire, un simple souvenir, cet anniversaire représente avec une grande actualité, un élan qu'il nous faut garder vivant : celui du courage et de l’imagination.
En ce jour de fête nationale, souvenons-nous que ces valeurs ne vivent que par nous. Elles exigent toujours, du courage pour être défendues, et de l’imagination pour continuer à les faire grandir, dans un monde qui pourrait aujourd'hui en bouleverser les fondements.
Chaque époque a ses défis, le nôtre est de taille !
La guerre fait des ravages aux portes de l’Europe et ailleurs dans le monde. Les tensions se multiplient. Le droit international est bafoué, des populations sont massacrées sous le regard distrait de ceux qui pourraient intervenir. Le dérèglement climatique n'est plus une simple menace, c'est une réalité qui frappe de plein fouet la vie quotidienne de tous et toutes et bouleverse en profondeur de multiples secteurs d'activité. Dans le même temps, dans de nombreuses régions du monde, les libertés reculent, tandis que les inégalités s’aggravent. Nous n'en sommes pas épargnés. Autour de nous, chacun et chacune en perçoit l'impact dans sa vie de tous les jours ou au travers de ses proches. Plus ou moins nettement, cependant, selon sa situation personnelle.
Face à ces défis, notre devise LIBERTÉ-ÉGALITÉ-FRATERNITÉ n’est pas un simple idéal : elle est une boussole, un moteur pour nous encourager à être tous “Acteurs de notre Avenir”, comme nous l'avons modestement affirmé lors de la campagne municipale.
Car du courage nous en avons, de l'intelligence, des ressources, et de l'imagination aussi ! N'oublions pas que la République française, “indivisible, laïque, démocratique et sociale”, comme le précise l'article 1 de notre constitution, commence ici, dans notre commune.
La commune est le premier lieu de la citoyenneté.
C’est ici que nous nous instruisons, que nous apprenons à vivre ensemble mais aussi à débattre, à confronter nos idées, à nous engager. C’est ici que la fraternité se concrétise, dans la solidarité du quotidien et l’attention portée à chacun, qui qu'il soit, d'où qu'elle vienne. N'oublions pas non plus que la Charte de l'Environnement, texte indissociable de la Constitution, nous rappelle dans son article premier que “Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de sa santé.”
Nous sommes légitimes pour agir.
La République ne vit pas seulement dans les grandes déclarations : elle se construit au quotidien. Sachons nous retrouver, exercer notre pouvoir de citoyens et citoyennes, mobiliser notre créativité et notre audace, notre puissance d'agir, pour améliorer, dans la paix, notre présent et celui de celles et ceux qui vont nous succéder.
Je vous propose, pour finir, d'écouter et de chanter si vous le voulez l'hymne national, la Marseillaise, ce chant, qui a été écrit par Rouget de Lisles pour stimuler le courage de ceux qui risquaient leur vie pour bâtir une société plus juste.
Rappelons-nous qu'à plusieurs reprise dans l'histoire et en particulier pendant le régime de Vichy, c'est un chant qui a été considéré par les ennemis de la démocratie comme tellement subversif qu'il a fait l'objet de limitations ou d'interdictions. Il n'en prend que plus de valeur dans le contexte actuel.
Je vous remercie et vous invite ensuite à partager un moment convivial au Matefaim, préparé avec gentillesse par Sébastien, Fiorella et Elodie.